9 février 2019

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VERS UNE SORTIE DE L’HIVER…

Samedi 9 Février = Vers un autre printemps !

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Un arc en ciel sur la route de Bordeaux… Malgré nuages et vent, après quelques jours où le ventre gargouille et où le sommeil joue à saute mouton, peinant à se poser dans un univers réparateur, nous prenons la route sous l’invitation des couleurs que l’humidité reflète dans le rayon de soleil. Tout y est pour que cela soit de bonne augure. Musique et sourire, la journée qui nous attend va être dense.

S’approprier sans râler les temps d’attente au guichet, à la radio, pour les consultations et reprendre vite les marques de nos habitudes de fonctionnement dans un milieu que nous maîtrisons maintenant. Je regarde autour de moi le monde qui grouille avec des visages tantôt inquiets, tantôt énervés, des bouilles d’enfants qui dorment, d’autres qui pleurent quand certains n’en peuvent plus de gérer leur impatience.

Et puis, je regarde dans ma tête… D’apparence calme, je sais bien que ce n’est pas si simple. Et qu’il semble y avoir dans cet espace réduit, mille pensées qui fusent dans tous les sens. Il faut dire, je ne m’ennuie pas en ce moment et suis sur tous les fronts. Mon téléphone ressemble à un bloc entier de post-it sur lequel je rajoute chaque jour, plusieurs fois, penser à…La future nouvelle maison, l’ancienne, l’entre-deux dans les cartons, le nouveau boulot, le futur ancien et l’entre-deux, les rendez-vous médicaux et scolaires du fiston, le bilan complet de la fille, etc. Bref, je pourrais sentir le débordement, parfois même un peu le dépit, souvent la dérision. Et heureusement que je sais régulièrement appuyer sur la touche off, traverser à pas feutrés le bord accueillant de ma bulle et m’y laisser me poser. Des moments rien qu’à moi, rempli d’un vide salvateur, où le temps s’arrête et où je lâche prise, consciente que mon corps, autant que ma tête m’alertent souvent pour me rappeler de ne pas dépasser la limite…

Riche consultation avec l’oncologue avec qui nous prenons tout le temps de papoter, ainsi qu’avec son infirmière. Parce que, passé le cap de « tout est OK dans les examens médicaux », nous pouvons reprendre le fil de là où nous en sommes, de là où elle en est. Deux ans et demi après la fin des traitements avec des bilans stables, ce n’est pas le tout, mais il faut poursuivre la construction de la suite. Avec l’avant, en tenant compte de cet avant si déstructurant, nous avons encore un long parcours devant nous à réparer pièce par pièce, à projeter pas après pas. Certains sont plus périlleux à l’aube de ses dix-huit ans, mais nous y allons.

Nous y allons de suite même, car nous enchainons en prenant la route pour Oléron. C’est l’heure du grand bilan scolaire et j’en ai profité pour prendre tous les rendez-vous, médecins, psychologue, professeurs, etc pour faire un point d’étape. En effet, nous avons des impératifs de temporalité indispensables à suivre concernant les projets scolaires, à ce moment charnière de décision d’orientation et de milieu d’année scolaire. Elle est en train de s’écrouler, elle le sait autant que moi. Pendant qu’elle vit cela comme un échec, je vois cela comme une « normalité » dans le contexte. Et c’est tout l’enjeu de ces entretiens prévus, remettre les choses à leur place, reprendre les bases du nouveau bilan neuro-psy et du constat de fatigue intense et chronique pour adapter. Son discours et son parcours… Autant dire que j’ai la tête pleine en conduisant et que j’apprécie notre habituelle musique à fond qui pourtant me vrille les tempes. Le ciel se dégage au fur et à mesure de la route et nous arrivons sur l’île avec le soleil, la lumière, pour découvrir la mer et les mimosas en fleurs dans tous les jardins, dans toute la ville. Leur arôme embaume l’atmosphère, presque à se croire en vacances dans un pays lointain.

Deux jours de marathon, des heures de discussion avec les différents professionnels, des synthèses des uns que je transmets aux autres, pour enrichir chacun de la compétence de l’autre, pour accorder et faire se rencontrer tous les paramètres qui vont nous être utiles pour répondre aux questions du moment. Emmie n’est pas forcément avec moi, mais elle sait ce que je fais, m’offre une totale confiance. Et dans nos entretiens communs avec ses tuteurs et profs du lycée, je perçois que de petites choses commencent à bouger en elle. Nous avions depuis des semaines, pris des temps ensemble pour amorcer ces sujets qu’elle rejetait jusque là. C’est magique d’assister à ce dessin qui se forme, à ces pièces de puzzle qui s’emboitent en trouvant leur forme complémentaire.  Nous allons prendre des avis de professionnels extérieurs, cheminer sur tous les possibles sans être dans la sensation de fermer des portes, mais bien d’en ouvrir d’autres, construire un emploi du temps plus adapté, plus équilibré, remettre plus de soins et laisser des plages libres sans contraintes scolaires. C’est vital, mais nous ne pouvions pas le faire sans elle. Elle vient de nous donner son accord, et va enfin entrer dans l’actif pour prendre elle-même le chemin de choix à faire. Là encore, heureusement que j’ai chanté sur toute la route du retour hier, parce que, j’avoue je touchais aux limites de ma propre fatigue. Le week-end qui s’annonce ensemble à la maison va nous permettre repos, et mise au propre de tout ce qui a été décidé pour la soulager sur la suite, et la laisser poser son angoisse montante pour son bac blanc de la semaine prochaine…

Et puis, je ferai quelques cartons…car tout s’enchaine avec un déménagement prévu pour le 28 février pour une jolie maison trouvée à Pessac, en vue du nouveau poste que je commencerai une semaine après. Malgré les remous émotionnels que procure obligatoirement un tri de tout ce qui constitue une vie bien remplie, je regarde avec douceur et bienveillance ma page libournaise se tourner. Pour ouvrir un nouveau livre. Je suis en paix. Ce changement non prévu est arrivé comme une évidence, comme une main tendue pour sauter le passage de tout ce que je vais laisser derrière. Derrière, ce sont 18 ans d’une vie dense, de hauts et de bas, qui ont pris des allures parfois vertigineuses par leurs amplitudes mais dont les ondulations sont maintenant en train de s’arrondir, de s’assouplir, de se faire moins féroces et plus harmonieuses. C’est un parcours qui m’a construite, m’a appris, m’a entraînée dans les fins fonds de moi-même pour y découvrir qui je suis, ma matière, ce qui va être mon socle pour le futur. Qui commence maintenant… Ce qui me restera de plus cher de cette portion de route, ce sont mes rencontres, nos rencontres, toutes celles qui ont jalonné chaque étape des spirales temporelles de notre histoire. Nous sommes en partance pour un nouveau printemps déjà annoncé par les premiers vols de grues que l’on entend au loin. Comme la promesse de belles notes de musique à écrire encore…

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28 décembre 2018

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LA ROUE TOURNE VERS DEVANT

Vendredi 28 Décembre = une belle fin d’année

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Deux mois depuis les dernières nouvelles. Deux mois intenses, mouvementés, riches. Ils forment les bases de nos réalisations futures…

Après un mois de Novembre qui a vu ses journées diminuer inlassablement de lumière au rythme de mon humeur qui tentait par tous les moyens de ne pas s’en trouver altérée, le mois de Décembre est arrivé avec son lot d’évènements et de surprises. Nous avons commencé par fêter l’anniversaire de Louis, mon « bébé ». Mon dernier, mon petit, mon fiston…Du haut de ses 1m80, avec toute son assurance d’adolescent qui tente sa chance dans chaque phrase pour arriver à ses fins (qui ne sont pas toujours les miennes), il fait croire qu’il maîtrise son autonomie y compris quand il se fracture un doigt en jouant au babyfoot. Je l’ai regardé souffler ses quinze bougies, pleine d’émotions, sans réussir à me détacher de l’image de l’enfant, mon deuxième. Je sais, j’ai l’air ridicule à vouloir le garder petit malgré sa maturité, mais la main sur mon ventre, j’avais encore cette sensation de le sentir bouger quinze ans après. Pourtant, en y regardant de plus près, c’est un beau grand garçon, costaud, qui apprend à se redresser de droiture, affrontant les étapes de sa vie avec clairvoyance et intelligence, dans sa sensibilité bien masculine, pleine de pudeur et de finesse. Quel gamin ce fils qui est le mien et qui me rend si fière ! Que j’aime quand il se love contre moi sur le canapé les soirs de plateau télé…

Puis courant décembre, un chamboulement. Imprévu, rapide, prometteur de changements qui vont nous faire du bien. Une proposition de poste à Bordeaux centre, dans une autre fonction publique, une belle rencontre avec des DRH et tout s’est enclenché. J’ai accepté ce nouveau challenge professionnel et ai donné ma démission à l’hôpital. En même temps que mon préavis de fin de bail pour la maison. Mi mars 2019, je change de vie, nous changeons de vie, et c’est une bonne nouvelle. Je crois que c’était le bon moment, je n’ai pas hésité un instant à m’engager sur cette nouvelle page qui va s’écrire, et va laisser derrière un chapitre qui commence à s’éloigner. Nous sommes donc en recherche active d’une nouvelle maison, nous avons commencé, et si pour Emmie, cela ne va pas être si simple de vivre ce changement, je pense réellement qu’il marquera pour elle aussi une étape importante dans la suite de nos aventures.

Il y a eu ensuite ce voyage sur Oléron, destination maintenant bien connue où la voiture pourrait presque se rendre seule malgré pluie et difficulté de conduite de nuit. Les décorations de Noël me servaient de réverbères dans certaines rues sombres et c’était un plaisir des yeux pour lutter contre ma fatigue de semaines bien remplies. Nous avons fait le point scolaire avec l’équipe des professeurs (la dernière période lui a été plus dure tant sur le plan de la fatigue qui limite, l’attention compliquée à préserver et les résultats de ses apprentissages qui ont du mal à se faire) et avec son médecin et son équipe soignante. La question de ses traitements se pose (poursuite ? augmentation ? effets secondaires ?) pour atteindre une meilleure stabilisation de ses humeurs variables, de ses troubles du sommeil. Le chemin est encore long, avec quelques virages, quelques visions d’horizon flou, mais nous ne lâchons rien et j’apaise ses questionnements ou ses angoisses en l’invitant sans cesse à regarder maintenant, l’instant présent seul garant de notre marge de manœuvre dans nos actions. Surtout quand il s’agit de reprendre la voiture ensemble pour faire la route qui nous ramène vers la maison, pour les vacances. Bienvenues ces vacances…

Du repos, des soirées tranquilles, des repas partagés, de grandes discussions sans véritable sérieux, et un réveillon de Noël en famille, dans la maison de papy et mamie avec les cousins tous réunis sous le sapin, comme au bon vieux temps. Ou comme au temps présent, dans la magie de ces moments qui rapprochent tant de l’enfance que nous nous y replongeons avec délice et plaisir. C’est simple comme une fête de famille, comme croire au père noël…

Et puis… bébé du 26 décembre, arrivée trois semaines plus tôt que prévu, et qui a déjà forgé une vie encore courte mais pleine de rebondissements… Dix huit ans ! Une majorité qui ne veut rien dire dans notre contexte, mais un symbole qui a la force que chacun lui donne. L’envie de marquer le coup, de lui faire des surprises, de la fêter avec chaleur, de lui offrir une bulle de plaisir à elle, et rien qu’à elle. Donc à nous tous, qui étions présents à ses côtés. Chacun est venu, une heure ou deux, ou même plus, la famille proche, les amis intimes, les symboles de ses étapes de vie. Ceux qui n’ont pas pu ont appelé, envoyé des messages, ont fait acte de pensées. Dans l’air flottait des images puissantes de qui elle est, de qui elle représente, de ce qu’elle nous montre, nous renvoie, nous donne. C’était grand d’émotions, de regards échangés, de paroles prononcées, de gestes, de mots écrits, de cadeaux offerts. De beauté et d’humanité. Dans la simplicité d’une belle journée ensoleillée, comme une parenthèse météorologique dans le cœur de tous. Et elle était heureuse. Dans son rayonnement. Merci à tous pour être là, à côté d’elle, de nous. La route est encore longue mais elle a fêté ses 18 ans et nous sommes tous acteurs des souvenirs heureux que nous lui forgeons…

L’année se termine. Une autre nouvelle va s’ouvrir, pleine de promesses. Nous voyons loin, et regardons aussi juste là, ici, le bonheur de ses temps précieux vécus, et de celui immédiat de maintenant. La douceur d’un câlin est le sourire de nos jours présents.

Je vous souhaite une belle année. Vous en serez acteurs et j’espère que vous aurez la simplicité d’écouter les messages de votre cœur ; il est notre meilleur guide. Je vous adresse mes meilleurs vœux…

rbt

sdr

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27 octobre 2018

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CHAQUE INSTANT EST PRÉCIEUX

Samedi 27 Octobre = une belle semaine de vacances partagées

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Je suis un peu triste ce soir. Mais pas une tristesse noire. Plutôt de cette belle et normale tristesse qui accompagne la fin de ce qui a été joyeux. Joyeux et dense. Mes deux grands viennent de partir chez leur père pour la deuxième semaine de leurs vacances, après cette première partie que nous venons de passer ensemble. Une grande semaine tous les trois réunis, comme cela ne nous était pas arrivés depuis cet été…

Et si, depuis trois ans, nous savons mesurer l’importance dans nos vies de retrouvailles et de moments qui nous rassemblent, c’est encore plus vrai cette année. Séparés durant les semaines qui nous voient cheminer sur nos parcours respectifs, nous profitons avec douceur et lucidité de ceux où nous sommes ensemble. Et c’est drôle comme la vie se dépêche de reprendre toutes ses marques dès que l’occasion se présente. De suite, chacun a retrouvé son univers, les bruits ont de nouveau envahi l’atmosphère, les habitudes se sont retrouvées, le chat a changé de lit la nuit, et la maison s’est remplie des élans intempestifs de ces deux ados ravis, sans se l’avouer, d’être ensemble. Bien sûr, on a entendu des cris, des ronflements, des caprices, des négociations. Mais aussi des rires (beaucoup de rires), des clins d’œil, des complicités.  Et la semaine est passée vite. Très vite. Quelques jours avec notre chère amie Flo, des soirées chaleureuses à discuter, à jouer, à se lover tous les trois dans un canapé recouvert de plaids douillets, des films choisis ensemble à partager, des chocolats chauds, des crêpes, des châtaignes, des barbes à papa, leurs petits plats préférés, des grasses matinées et des siestes, une belle soirée avec papy mamie, des temps de rien, d’autres de tout, et même une lutte acharnée (mais gagnée) contre des poux envahissants. Bref, la vie ! Qui bat son plein, qui ensoleille nos cœurs, qui nous chavire dans nos émotions. Une vie simple, comme une semaine tranquille de vacances de Toussaint, mais pleine de vie…

Tout ça après un dernier mois bien rempli. Depuis le bilan médical de septembre, j’ai fait plusieurs allers et retours sur Oléron, pour des réunions, pour rencontrer les professionnels qui la prennent en charge. Des heures d’entretien avec son médecin, sa psychologue, les soignants, les professeurs,etc. De quoi prendre la mesure de là où l’on en est, de faire le point sur ses difficultés, ses progrès, nos avancées. Il en ressort que tout est un peu compliqué pour elle. La séparation à gérer, les humeurs fluctuantes et la tendance à s’isoler, des choses douloureuses qui remontent (enfin) à la surface mais qui bouleversent, une projection dans l’avenir qui se veut bien plus lente que ce qu’elle s’était imaginée, des tests neuro-psy qui ne font plus beaucoup de doutes sur des séquelles ancrées, et avec lesquelles il va falloir apprendre à vivre, et à composer. Elle est présente avec nous lors de la grande réunion au lycée qui regroupe tous ceux qui participent à son projet médico-social, et nous construisons ensemble, en respectant ses désirs, les aménagements qui lui sont adaptés, son emploi du temps, ses cours. Je la sens se raidir par moment lors des discussions, parce que c’est compliqué de faire face à ses difficultés, à ses illusions, mais globalement, elle sent bien toute la bienveillance que chacun, autour de la table, lui transmet. Nous savons que les temps futurs ne seront pas simples, mais nous nous y préparons en restant calmes, en y mettant des touches de sérénité. Et d’optimisme. Nous discutons aussi longuement des modifications qu’il va sûrement y avoir dans son nombre de retours les week-ends à la maison devant le changement de prise en charge des transports ; elle sait, je ne lui cache rien, comme pour tout le reste, et nous trouverons des arrangements, nous explorerons d’autres pistes. Tout cela mérite bien des câlins, et des grands massages dans le dos ; elle a besoin de sentir ma présence, que l’on soit dans ce contact si rassurant, si apaisant. Et notre voyage de retour, ensemble dans la voiture, se fait, bien évidemment sur des airs de musique…

Et une semaine de pause, d’une parenthèse bienvenue, de journées lumineuses, de ciel étoilés sur lune grandiose, de discussions pas toutes sérieuses, de cocooning et même une bulle entre filles chez le coiffeur. J’ai pu prendre des temps privilégiés avec l’un, puis l’autre, puis ensemble. Regarder mes enfants grandir et rire, voir mes grands s’affirmer et changer…quel beau cadeau d’avoir le privilège de sentir et ressentir ces moments précieux, uniques.Le temps passe vite. Trop vite ? Oui, c’est la sensation que l’on a quand on a envie de freiner le passage des secondes, quand on voudrait pouvoir tirer sur une corde qui étirerait les heures pour nous les offrir plus longues, plus lentes. Voire même, parfois, on aimerait qu’il s’arrête, se suspende, pour nous laisser le temps d’être totalement là, de profiter. Mais il défile inlassablement, imperturbable sur nos émotions, sans répit, sans pause. Et par moment, heureusement que rien ne l’arrête. Car certains instants semblent durer une éternité, pèsent un poids disproportionné dans notre balance sensitive. Et marque à jamais toutes les horloges de notre monde. De toutes façons, nous n’avons pas le choix. Juste celui de voir et comprendre que tous ces petits temps qui semblent si banals, sont en fait le socle de nos vies temporelles, qu’ils les remplissent et les créent dans une intensité qui est belle par sa simplicité et que c’est dans ces instants précieux que se construit notre bonheur… L’heure supplémentaire de sommeil que la nuit prochaine m’offre sera bienvenue mais je suis heureuse de ces instants de vie. Heureuse de ma tristesse du soir qui dit tout du bonheur qui l’a engendrée. La maison est calme, je souris, je vais me poser. Les prochaines vacances seront celles de Noël. Et nous fêterons ses 18 ans… 

 

 

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